Course à pied

Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 19:10

Après mon trail en Bretagne, j'ai donc pris une semaine de repos complet.

Ensuite lundi 31 octobre, je suis allée faire du vélo pour profiter du beau

 

temps.Une balade d'une quarantaine de kilomètres en un peu plus de deux heures.


MN4.jpg

 

 

  

Et puis hier, j' ai fait de la marche nordique sur Saint-Philbert de Grand Lieu, sur mes chemins d'entraînement donc.

 


Voilà une petite reprise en douceur. 

J'ai quand même eu un peu mal aux jambes après chacune de ces séances.

La reprise de la course à pied est pour cette semaine.

Par Sarah - Publié dans : Course à pied
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 20:36

Trail des trois vallées à Poul Fétan

 

                Après trois mois de préparation et deux trails dans les jambes, me voilà en Bretagne, dans le Morbihan, à Quistinic pour participer à la deuxième édition du trail des 3 vallées organisée par la section course à pied de l’ACP Baud surnommés « les zoranges ».

 

            Nous, Sophie et moi, sommes arrivées samedi après-midi au gîte le Ti Bihui de P1030460.JPGBieuzy les Eaux (à quelques kilomètres de Poul Fétan). On s’est installe tranquillement dans ce gîte fait de vielles pierres et de belles poutres en bois. La soirée s’est finit au coin d’un feu de cheminée très agréable. Quatre autres coureurs ont décidé de passer la nuit dans ce gîte. Nous en avons profité pour discuter trail et décider d’un co-voiturage pour aller au départ de la course. Comme ça, Sophie pourra se préparer sereinement pour regarder la finale de la coupe du monde de rugby. 

            Dimanche matin, je me suis levée tôt pour prendre un petit déjeuner et me préparer sans me presser. Je suis partie avec mon chauffeur vers 7h30. Vingt-cinq minutes plus tard, nous sommes arrivés au village de Poul Fétan. J’ai retiré mon dossard et accroché à mon corsaire. Ensuite j’ai fait un petit échauffement sur le début du parcours : ben après quelques mètres ça monte déjà.

            8h55 : discours du maire de la ville d’accueil et du maire de la commune du club organisateur.

            9h00 : le départ est donné par le speaker et il faut être réactif, il a lancé à la cantonade : « 1, 2, 3 feu » et tout le monde est parti. Bah au moins, on ne perd pas de temps.

            La centaine de coureurs de ce long parcours (49km et 1600m D+ annoncé) s’est donc élancée sur la route pour rejoindre ensuite les chemins du village et remonter dans la campagne morbihannaise.

            De mon côté, je suis partie tranquillement et puis quand les jambes ont commencé à bien tourner, j'ai augmenté l'allure sur les portions roulantes pour passer la barrière horaire du 27ème kilomètre. Jusqu'ici le parcours est gérable : quelques belles côtes, des descentes bien sympathiques, un raidillon dans la forêt droit dans la pente pendant cinquante mètres ou plus. Le seul souci : les cailloux, les racines que l'on ne voit pas à cause des feuilles mortes, j'ai du me tordre une bonne dizaine de fois les chevilles.

C'est au niveau du 32ème kilomètre que les grosses difficultés du parcours sont arrivées et se sont enchaînées, avec la fatigue, cela n'a passarah.JPG été évident.

Cependant j'avais encore du jus et même si dans les côtes je marchais, dans les descentes et le plat ça relançait plutôt bien. 

            La fin sera très difficile avec deux passages de rivières suivis d'un raidillon entre les fougères sur plus de 100 m, à 3 km d’intervalle (au 40 ème puis au 43 ème). On est au ralenti, on n'avance pas et on met un temps infini à parcourir 1km.

Voilà à mon GPS : 47, 3km - 6h14min03sec.

Je suis un peu déçue par le chrono mais la fin est vraiment dure et c'est difficile de courir. Mais comme me l'a dit Sophie, l'important est de l'avoir fait et terminé sans trop de douleurs. 

Je finis 7ème féminine sur 11 et 4ème séniore / 6.

 

Au final, c'est un très beau, un vrai trail (du sous bois, des chemins creux, quelques champs, des passages à gué, un petit peu de route et des côtes, et encore des côtes), bien balisé et bien organisé.

            Bravo à la centaine de bénévoles de l’ACP Baud.


Après cinq jours de repos, les quelques courbatures aux cuisses ont disparu. Je suis certes encore un peu fatiguée mais pour le reste tout va bien. Je vais quand même m'octroyé une bonne semaine de repos total suivie d'une semaine de reprise avec du vélo.

Ensuite je recommencerai à courir en faisant des footings pendant quinze jours.

 

Sportez-vous bien...

 

Par Sarah - Publié dans : Course à pied
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 08:21

Après 10 semaines d’entraînement et 1 trail de préparation, j’ai participé samedi 17 septembre 2011 à la première édition du trail des trois provinces à Clisson.

TRAIL3PAffiche2011.jpg

Au programme, une course de 20km ou de 38km. J’ai couru le plus grand parcours. Le départ est donné à 14h00 au complexe sportif.

Je pars moins vite que lors de mon trail de préparation à Savenay qui faisait 18km. Le début du parcours est assez roulant et on peut dérouler la foulée. Après 3km de chemins agricoles pas très agréables, on rentre dans un sous bois. Au 9ème kilomètre après le premier ravitaillement je suis 3ème féminine. Nous ne sommes que 9 a tenté le grand parcours. La première difficulté se présente : une côte assez longue à 10% qui se monte au train assez bien. Pour moi ça passe et je récupère un peu sur le kilomètre suivant pour ensuite relancer jusqu’au prochain ravitaillement au 17ème kilomètre environ.

profil-T3V-38km.JPG

 A partir du 22ème, une longue portion montante nous est proposée avec une succession de 3 raidillons parsemés de rochers et d’escaliers fais de pierres naturelles. C’est dur, je marche pour les gravir. Ca commence à tirer dans les jambes et c’est de plus en plus dur de garder le rythme. Je bois régulièrement et prend la moitié d’un gel toutes les 45 minutes. L’énergie revient et repart rapidement au bout de quelques kilomètres.

"Un jour, un jour tu verras la noblesse au coeur d'un combat. Un jour enfin tu comprendras les forces qui sommeillent en toi. Ce jour comme une évidence sans gêne et sans violence, la réponse à tant de pourquoi, la noblesse au coeur d'un combat."


Au troisième ravitaillement (30ème kilomètre), je vois la quatrième féminine revenir derrière moi. La fin de cette course sera alors une « lutte » à distance avec elle pour ne pas perdre cette 3ème place du classement féminin. Je m’accroche aux 3 coureurs qui m’accompagnent. Je marche dans les côtes mais je ne lâche pas même si mentalement et physiquement, je suis au bout.

"Un jour, un jour tu verras la beauté au coeur d'un combat. De l'effort qui nous fait crier aux larmes aux pieds d'un panier. Plus haut, plus fort et plus vite et vivre en guerrier pacifique. Et devenir ce que tu crois, la beauté du coeur d'un combat."


Les commissaires de course m’annoncent que je suis 3ème et moi je leur réponds que la 4ème n’est pas très loin derrière moi. Et je continue, le cerveau cogite à plein régime : un coup, il me dit de tout lâcher, d’arrêter le « combat » et 10 secondes plus tard c’est le contraire : il faut continuer d’avancer, garder cette 3ème place comme une ultime récompense pour tous les efforts consentis à l’entraînement, pour tous ceux qui m’ont suivi dans la préparation. Alors je retrouve un peu d’énergie positive et j’essaie de redynamiser la foulée, je mets en action davantage les bras pour relancer. J’arrive enfin dans les rues de Clisson qui nous emmènent vers le château. Je vois l’arche d’arrivée mais les organisateurs nous ont réservé une ultime petite côte et 500m dans un le parc pour ensuite franchir la ligne d’arrivée. 500m à bloc, façon de parler car il ne reste plus grand-chose dans les jambes. Ca y est je passe l’arche et je peux enfin m’arrêter et savourer cette 3ème place chèrement gagnée. Mais que ce fut dur. Je félicite la quatrième fille qui arrive 20 secondes après moi.

"On voudrait le chemin simple et facile et devoir jamais courber le dos, sans épine et sans ronce. Où tout est possible,le combat peut desserrer tous les étaux."

 

Les points positifs de ce trail : physiquement les mollets (j’ai souvent eu des problèmes à ce niveau depuis deux ans) ont tenu le coup. Mentalement, j’ai réussi à ne pas craquer car pour moi c’était la première fois que je devais batailler autant pour garder une place sur la boîte comme on dit. D’habitude je suis plutôt dans le top 10 mais pas sur le podium scratch. Savoir que dans l’adversité, je suis capable de trouver les ressources mentales et physiques me donne confiance pour la suite.

Les points négatifs : j’ai eu des douleurs au genou gauche assez tôt dans la course. Il faut que je travaille les côtes et encore plus l’endurance pour tenir sur des distances plus longues.

Ce trail est aussi pour moi une très belle satisfaction au niveau chronométrique qui vient clôturer une préparation estivale.

 

"Ma kar bona komba

Ma kar bona komba

Le combat n'est pas la guerre

Bien plus que ça

Ma kar bona komba

Ma kar bona komba

Bien plus humain que ça."

Yannick Noah (Un jour).


Par Sarah - Publié dans : Course à pied
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